Nicolas et Jean Pierre sur radio libertaire ce soir mardi 1er Décembre, dans Paroles d’associations (19h30-20h30), l’émission de Sylvie. Manquaient Martine et François. Mais c’était très clair…
Vous pouver réécouter l’émission, (passer la chanson de transition et le générique de l’émission : faire avancer le curseur de 10 minutes environ).
Visions de l'est
Radio Libertaire du 1er décembre, 19h30
Mercredi 2 décembre 2009Laisser un commentaire
POLSKA enquête sur Non au(x) naufrages(s)…
Mercredi 2 décembre 2009Sous forme d’interview direct de personne à personne, de moi à elle , comme un sondage, je mets en écriture manuelle le sentiment qui envahit la personne interviewée au regard du travail plastique proposé, après la lecture du poème de Chao Tao écrit en 800 :
« Déplaçant le rocher, on libère les racines des nuages »
Mes interrogations sur :
- La pertinence d’un titre par rapport à une œuvre.
- La compréhension d’une oeuvre par un public.
- Comment l’œuvre peut toucher un public ?
- Comment un public peut mettre en mots le sentiment qu’il éprouve par rapport à une œuvre proposée ?
- A quoi est il renvoyé ? Par rapport à ce qu’a voulu exprimer l’auteur ? Par rapport (on non rapport) au texte accompagnant l’œuvre, écrit presque 1200 ans plutôt et que l’artiste a choisi pour accompagner son œuvre ? Par rapport à ce qu’il veut bien livrer de lui même ??
- L’art contemporain devenu élément de liaison à partir de cette question sur le titre. La discussion peut- elle s’amorcer entre 2 personnes grâce à l’oeuvre d’art qui devient moyen de communication ou plutôt de partage ? (Le terme « communication » serait à définir…). L’œuvre d’art devient vivante et s’enrichit d’être le trait d’union de deux entités, pourquoi l’Art contemporain ne serait-il pas celui de toute une humanité?
Tous les interviews sont rédigés, datés et collés dans la Couveuse. Quelques photos, prises par le public ou l’artiste, avec leur consentement, aussi. Un mémoire de l’ensemble sera rédigé, composé et mis à la disposition de tous, à la fin de la manifestation.
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L’artiste face à la « pandémie visuelle »
Mardi 17 novembre 2009
Lorsqu’on dit « pandémie visuelle », on pense aux images publicitaires qui ont envahi l’espace public et privé depuis longtemps. On pense aussi aux images médiatiques, qui servent à maintenir le pouvoir en place. On peut aussi penser aux images prêtes à consommer (films, émissions, jeux vidéos) qui submergent par leur nombre les images d’art et de culture.
Le tableau ne serait pas complet sans mentionner aussi les images que chacun peut faire avec un appareil photo ou une caméra vidéo. En plus, aujourd’hui, tout le monde peut diffuser ses photos et ses vidéos via l’Internet, aussi grâce aux produits grand public. Et les appareils vraiment dernier cri servent à la fois pour la prise de vue et pour la diffusion…
On pourrait donc penser que le public ne fait pas que subir la pandémie visuelle, puisqu’il y participe aussi. Mais le problème est que tandis que les individus emploient les nouvelles technologies mises à leur portée pour communiquer, la publicité, elle aussi gagne de plus en plus de terrain et le pouvoir en place, lui aussi étend son étreinte en se servant de l’image. Par exemple, depuis un certain temps déjà, des entreprises privées et les autorités préfectorales installent des caméras pour surveiller la population. Même floues, et maladroites, ces images ne sont pas celles de Facebook. Mais le public, par sa connivence avec l’image numérique ubiquitaire, semble prêt à se laisser surveiller de cette nouvelle façon. Ainsi, une dictature soft s’étend par l’image.
Et l’artiste dans tout cela ?
Si bien il y a beaucoup d’artistes à l’œuvre, leurs travaux ne sont qu’une goutte dans tout cet océan d’images omniprésentes qui submerge la population. Tandis que les moyens employés par la publicité, les médias et la communication de loisir se diversifient, les artistes, eux, ont de plus en plus de difficultés pour produire leur art par manque d’espaces adéquats.
Tandis que la diffusion de la publicité, les médias et la communication de loisir ne cesse de se diversifier et de se mondialiser, les artistes, eux, peinent pour sortir leurs œuvres de leurs ateliers. Quant à la diffusion d’art, elle est dans les mains d’une toute petite poignée d’intervenants pas très démocratiques.
A cette pénurie de diffusion, les artistes rétorquent en créant leurs propres sites et parfois en prenant en charge leur diffusion collectivement. Mais quoi qu’ils fassent, que leurs œuvres soient dans leurs ateliers ou qu’elles soient chez un collectionneur, ou même placées dans un musée quelque part, elles ne sont que quelques grains de sable sur l’immense plage d’images qui circulent.
Certains artistes essaient d’attirer l’attention en imitant le langage des médias. Ils se servent plus particulièrement des nouvelles technologies pour y parvenir, tout en essayant d’y mettant leur grain de sel. Mais, comment ces œuvres – accompagnées souvent de petits messages très personnels – une fois entrées dans cette trajectoire, peuvent-elles résister au maelstrom ?
Il faut faire la guerre à cette pandémie visuelle qui sert à soumettre en douceur les populations. Tout le monde a un rôle à jouer dans la mesure où c’est à chacun de décoder les images qui lui sont imposées et de questionner le bien fondé de son propre usage de l’image.
L’artiste doit réagir vigoureusement pour éviter de se faire instrumentaliser par la même pensée que lui-même pensait combattre. Il doit revendiquer son droit, face à ses mécènes potentiels, par exemple de rejeter l’esthétique publicitaire du jeune et lisse; rejeter l’injonction de consommer n’importe quoi ; rejeter la primauté du fric et le sexe comme marchandise ; rejeter la fausse universalité en vogue qui représente les peuples de toute la planète comme heureux quand ils s’habillent comme nous et adoptent nos valeurs, ou malheureux, sinon…
Pour survivre en tant que tel, l’artiste doit chercher à inventer un langage qui désobéit aux règles de l’industrie mondialisée de l’image. Il s’agit d’une recherche technique, plastique, qui d’ailleurs réussit particulièrement bien lorsque les artistes se concertent et travaillent collectivement. De telles recherches permettent de faire naître des visions du réel pour combattre les illusions du réel prêtes à consommer qu l’on nous sert.
D’où l’importance d’espaces de création pour les artistes, d’espaces d’exposition et de la rémunération de l’artiste pour lui permettre de vivre de son travail. Débats en perspective…
Kristin Meller
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la puissance par le collectif
Vendredi 2 octobre 2009Deux mouvements en apparence contradictoires semblent marquer ce début de XXIe siècle, d’un côté un individualisme érigé en valeur suprême, de l’autre ce qu’on évoque en termes de véritable retour du collectif, mais gageons qu’il n’avait jamais disparu !
Est2 ou l’exposant comme mise en exergue de la puissance par le collectif.
Pour le partage et la coopération, contre la compétition et la loi du marché ;
Pour la production collective de l’œuvre d’art, pour son appropriation par le plus grand nombre, contre la propriété privée !
Les nouvelles technologies ont ouvert la voie, le logiciel libre, les mp3 sont autant d’expressions de cette tendance, il est temps que les plasticiens prennent part à cette dynamique et proposent de nouvelles voies de création, d’expression et de mise en question de la valeur.
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Sur l’image
Vendredi 2 octobre 2009Dans un monde où tout est image, bien vite on perd prise avec le réel, car d’image en image, d’imaginaire imaginé en imaginaire imagé, on ne sait plus très bien où on se trouve. Les personnages d’Haruki Murakami le savent bien, si on va trop loin de l’autre côté, on risque de se perdre et ne jamais pouvoir revenir. Lorsque nous peignons, nous sculptons, nous gravons, nous dessinons, nous produisons des images, qui lorsqu’elles sont présentées au public, rencontrent des imaginaires, qui à leur tour produisent de nouvelles images. Quel réel forme ces images ? Une réalité qui passe par les sens ? Une réalité qui passe par l’intellect ? Une réalité de la réalité ? Un réel plus réel que le réel ?
Avec quelle facilité on prend parfois les mots pour les choses, le concept pour l’œuvre…
Avec quel bonheur nous vacillons, pour reprendre la formule freudienne, dans des châteaux d’air…
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l’oeil qui voit et l’oeil qui pense
Mardi 29 septembre 2009On peut distinguer : « (l’)œil qui pense (de l’)œil qui voit puisque tous les yeux qui voient, au XVIe siècle, comme au XXe, (et, ajoutons, au XXIe) atteignent les mêmes performances perceptives »
Lenclud Gérard, « Quand voir, c’est reconnaître. Les récits de vo-yage et le regard anthropologique », Enquête, 1995, 1, p. 113-129.
Quelles images nous renvoient les images ?
Que voyons-nous aujourd’hui ?
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Contamination / Contaminatio : ou des définitions de la contamination
Lundi 14 septembre 2009« Cicéron accrédite ce mot de contaminatio. Contamination, sans rapport avec la rhétorique ou la médecine, qui s’oppose à l’imitation l’appropriation par des artistes vivants de figures étrangères ou passées, chargées par le temps d’un prestige de modèle. Le « musée imaginaire » incite à la rivalité : il faut répondre à la provocation de formes qui semblent inachevées par leur perfection même. » Jean Duvignaud, La contamination, in Le métis culturel, p. 15.

